Une COP 22 à Marrakech, pour faire quoi ?

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Affiche de la COP 22 en 2016 à Marrakech
 Marrakech accueille depuis hier la 22ème conférence sur le climat. Un an après l’accord de Paris pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre, cette nouvelle réunion des pays signataires ne suscite pas le même engouement médiatique. Elle doit pourtant traduire en actions concrètes les engagements pris en décembre dernier.

« Marrakech sera la COP de l’action »

C’est la petite musique que répètent à l’envie les responsables de l’organisation marocaine, et c’est tout l’enjeux de ce premier grand rendez-vous depuis l’engagement de pays émettant 65 % des émissions de gaz à effet de serre sur la planète. A ce jour, pas moins de 90 parties ont ratifié l’accord de Paris. Pour pouvoir entrer en vigueur, le texte devait comporter au minimum 55 signatures. Des paraphes qui représentent 55 % des émissions de gaz à effet de serre dans le monde. C’est donc chose faite et, signe positif, parmi ces pays se trouvent la Chine et les Etats-Unis, qui émettent à eux deux 38 % des gaz à effet de serre au niveau mondial ainsi que l’Union Européenne.

Pour autant les actions concrètes nécessaires à une réduction des émissions sont encore à définir. C’est cette traduction dans le réel, d’un accord encore très abstrait, qui décidera ou non du succès de cette 22ème conférence sur le climat. Les détails avec Célia Gauthier porte-parole du Réseau Action Climat au micro de Radio Parleur :

« L’accord de Paris entre en vigueur, la COP 22 doit nous montrer qu’il va être respecté »

L’argent, c’est le nerf de la guerre de cette COP 22. Après les grands engagements vient l’heure de mettre la main au porte-monnaie. La communauté internationale promet 100 milliards de dollars d’ici 2020 pour financer la mise en oeuvre concrète de l’accord. Une manne indispensable pour permettre aux petits pays de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Problème : à l’ouverture de cette COP 22 le compte n’y est pas estime Fanny Petitbon, chargée de plaidoyer pour l’association CARE France.

« Nous ne sommes pas encore aux 100 milliards de dollars promis »

C’est donc les résultats de cette COP 22 qui détermineront si la communauté internationale souhaite véritablement agir pour le climat. Comme toujours lorsqu’il est question d’effet de serre, le temps est compté. Il ne reste que quelques années pour limiter l’impact du changement climatique. Présente hier à Marrakech, la ministre de l’Environnement et présidente de la COP 21, Ségolène Royal a passé le témoin au ministre marocain des Affaires étrangères, Salaheddine Mezouar qui présidera la COP 22. Madame Royal en a profité pour déclarer « Nous avons tous ensemble rendu possible ce que l’on disait impossible » . Une affirmation qui reste encore à prouver estime Fanny Petitbon de CARE France, l’Association de solidarité internationale.

 « Nous avons 5 ans pour agir sur le climat. Pour l’instant le compte n’y est pas du tout »

Une COP 22 à suivre donc et que nous vous relayerons sur Radio Parleur.

Après avoir réussi à se mobiliser l’année dernière en France malgré les attentats de Paris et l’état d’urgence, la société​​ civile a prévu de remettre le couvert au Maroc. Nous vous ferons vivre ces mobilisations.

En attendant les articles de Radio Parleur, vous pouvez suivre l’actualité de la COP sur le site de Radio Climat une antenne éphémère dédiée à la COP 22 et animée par des journalistes venus des radios communautaires d’Afrique et du Moyen-Orient.  

Vous pourrez retrouvez  sur notre site une sélection des contenus produits par Radio Climat tout au long de l’événement.

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