Il y a presque deux semaines, Radio Parleur vous faisait vivre le procès de Jon Palais. Ce membre des « faucheurs de chaises », mouvement contre l’évasion fiscale, était jugé le 9 janvier à Dax pour un vol de chaise « en bande organisée ». Un procès symbolique qui s’achève avec la relaxe de l’intéressé.

C’était le 9 janvier dernier. Ils avaient transformé le procès d’un militant en tribune contre l’évasion fiscale, plusieurs milliers de sympathisants étaient réunis à Dax pour soutenir Jon Palais et réclamer une véritable politique de lutte contre l’évasion fiscale.

Le militant altermondialiste de l’association Bizi a été relaxé ce lundi 23 janvier de la totalité des charges qui pesaient contre lui. Il était accusé du vol de quatorze chaises, le 19 octobre 2015, dans une agence de la BNP Paribas à Paris, lors d’une action menée par une quarantaine de militants, et des personnalités comme le philosophe Edgar Morin, l’économiste Claude Alphandéry, et l’eurodéputée Europe Ecologie-Les Verts (EELV) José Bové. La banque avait porté plainte, mais ne réclamait qu’un euro symbolique de dommages et intérêts. Pour autant, Jon Palais risquait jusqu’à 5 ans de prison et 75.000 euros d’amende.

« C’est un grand désaveu pour la BNP », a réagi Jon Palais à la sortie du tribunal avant de pointer « un signe fort pour la légitimité des actions des faucheurs de chaises » dans leur lutte contre l’évasion fiscale, Le militant altermondialiste de 37 ans était défendu par l’ex-magistrate et ex-candidate écologiste à l’élection présidentielle Eva Joly.

« une manière de dénoncer le vol constitué par un système organisé d’évasion fiscale »

Depuis la fin de l’année 2016, plusieurs associations : Les Amis de la Terre, ANV-COP21, Attac, Bizi, Alternatiba  multiplient les actions symboliques du même type que celles qui avaient été menées en 2015 en marge de la conférence de Paris sur le climat. Des actions de « réquisitions de chaises » dans des agences bancaires de la BNP mais aussi HSBC et la Société Générale partout en France.

Elles veulent maintenant obliger les candidats à l’élection présidentielle à prendre position contre l’évasion fiscale. Le 9 janvier dernier plusieurs d’entre eux étaient présents comme Yannick Jadot d’EELV ou encore Philippe Poutou du Nouveau Parti Anticapitaliste. Des représentants de Benoit Hamon, tout frais vainqueur socialiste du premier tour de la primaire organisée par la « Belle Alliance Populaire » avaient aussi pris la parole.

Martin Bodrero

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