Dimanche 2 juin 2019, au Lieu-Dit, Arié Alimi, avocat des victimes de violences policières, retrace l’historique du maintien de l’ordre en France et les justifications étatiques qui l’accompagnent. Il revient sur les quelques procès qui ont eu lieu pour condamner des membres des forces de police.

A l’heure où les grand·es blessé·es des différents actes des Gilets Jaunes défilent dans Paris, s’interroger sur les violences policières n’est pas anecdotique. L’avocat Arié Alimi pose donc les bases juridiques de la violence policière et des différentes stratégies de maintien de l’ordre utilisées aujourd’hui. Tremblay, le barrage de Sivens, Mantes la Jolie, les Gilets Jaunes, le lycée Bergson … Autant d’affaires évoquées dont le point commun est de dénoncer la violence d’Etat. Les batailles judiciaires sont longues et souvent difficiles, ce qui complexifie l’obtention de verdicts en faveur des victimes de ces violences. La systématisation des dépôts de plaintes, notamment dans les banlieues, a permis de visibiliser les violences policières et d’en faire une préoccupation publique dans certains cas. Plusieurs gilets jaunes ont déposé plainte, une quarantaine environ, et espèrent des réponses. L’avocat entrevoit finalement quelques bribes d’espoirs actuellement, avec la possible condamnation de quelques policiers pour infirmité devant le tribunal correctionnel.

Invité·es :

  • Arié Alimi : Avocat de plusieurs victimes de violences policières, membre de la Ligue des Droits de l’Homme
  • Judith Bernard : Metteuse en scène, enseignante au BTS audiovisuel de Suger, directrice du site Hors-Série

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