Nous sommes en l’an 2056. Le patriarcat triomphe toujours. Les personnes minorisées ont trouvé refuge à Mains d’Œuvres, à Saint-Ouen, qui accueille le festival SQFD (pour Sons Queers Féministes et Déters). Attirées par une mystérieuse source sonore, les voilà qui partent à sa poursuite. Alors, leur permettra-t-elle d’imaginer comment renverser l’oppression patriarcale ?

Cette création sonore est le fruit d’un travail d’initiation sur trois jours durant le festival Sons Queers Féministes et Déters (SQFD). Cet atelier, qui se déroule en non-mixité choisie, permet à huit personnes de découvrir les bases de l’utilisation de matériel de captation sonore, du montage et du mixage. Leur question de départ : qu’est-ce c’est, un son queer ? Une interrogation d’autant plus importante, que l’ouïr queer a peu de place dans le monde de la radio. Pourtant son point de vue aurait beaucoup à apporter.

« C’est quoi ce son ? C’est queer ?« 

Après s’être baladées dans l’espace du festival audonien pour repérer l’identité sonore du lieu, les participantes les captent avec différents types de micros. Après avoir passé ensemble en revue les rushs, une séance d’écriture collective débouche sur scénario. Une histoire de recherche du son juteux, moelleux, qui exprime la vision de chacune. La création sonore queer est en marche. Le montage-mixage permet d’inaugurer l’espace de création sonore La Cassette, du collectif Transmission, qui n’a pas encore ouvert ses portes à l’époque.

Un atelier pensé et coordonné par Céline Lemaître et Pauline Achart dans le cadre du festival SQFD. Prises de son, écriture, montage et mixage : Pauline Boyer-Méjanelle, Elin Casse. Elsa Cerf, Mariam Duaby, Julia Maquet, Léa Marques, Alexa Rabczynska Raduszynski. Photo de Une : festival SQFD.

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