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Cette semaine dans l’Hebdo Parleur : dans la vie y’a la pression…. et la répression.

Jacques Chirac est mort. Ce n’est pas une lutte sociale, certes, mais ça a quand même un rapport avec l’actu. Cette semaine, le syndicat de police Alliance manifestait devant le siège de la France Insoumise. Or ledit syndicat est né le jour même de l’élection de Chirac en mai 1995. Étonnant, non ? 

Jeudi 26 septembre, le syndicat de police Alliance manifestait donc, bruyamment, devant le siège de la France Insoumise à Paris. Les forces de police étaient très en colère car quelques jours plus tôt, Jean-Luc Mélenchon avait dit ceci à un groupe de Gilets Jaunes : « les policiers sont des barbares ». Torrent de réactions indignées de Christophe Castaner à la droite, en passant bien sur, par ledit syndicat appelant Jean-Luc Mélenchon « à se faire soigner ». 

Clémentine Autain, députée LFI de Seine-Saint-Denis, rappelait de son côté que la brutalité des dispositifs policiers posait un petit problème. Surtout lorsque les interpellations sont préventives. Vendredi, passaient d’ailleurs au tribunal de Pau trois jeunes allemands jetés en prison cet été. Interpellés avant le G7 à Biarritz « sur la route de leur vacances » disaient-ils, ils ont été condamnés à de la prison ferme pour « groupement en vue de commettre des violences ».

Cette répression des mouvements sociaux avant, pendant et après les moments de manifestations inquiète jusque dans les rangs des écolos. Quelques jours après la manifestation climat de samedi 21 septembre, pendant laquelle il a littéralement plu des lacrymos sur les écolos, comme il pleut de l’hydrocarbure sur Rouen, le même Mélenchon a twitté ; il rappelait à juste titre qu’il s’agissait de la seule manif climat qui, dans le monde, s’était faite réprimer.

La répression, pas question d’en parler sans déclencher l’ire du syndicat Alliance et du ministère de l’Intérieur. Avec ses initiatives solo, Alliance Police Nationale déborde du cadre, et fait pression en toute impunité sur un parti politique. Mercredi 2 octobre, ce ne sera pas la même chanson.

Une marche intersyndicale, la « marche de la colère » va battre le pavé à Paris, avec la police nationale, la scientifique … tout comme la grève RATP il y a deux semaines, c’est la première fois depuis 10 ans que les syndicats policiers manifestent tous ensemble. Il y a trois préoccupations majeures parmi les revendications du corps professionnel policier : la question des suicides, les retraites et la nouvelle loi sur la sécurité intérieure. Pour l’instant pas de trace d’une porte ouverte sur le sens de leur métier. Une porte ouverte pendant le dernier mouvement de colère des policiers en 2016, et très vite refermée.

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