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Florence Aubenas Couthures-sur-Garonne festival journalisme

Florence Aubenas : “les Gilets Jaunes ont compris que l’échec était collectif”

Florence Aubenas, grand reporter au journal Le Monde, est connue pour sa plume. Quatre prix prestigieux ont récompensé ses ouvrages, dans lesquels elle raconte la France et ses petites gens avant de partir couvrir le conflit syrien. Au micro de jeunes apprenti・es journalistes, elle revient sur son enlèvement, et sur ses passions de journaliste.

Florence Aubenas, avait promis de revenir. Sous le soleil de l’été 2018, la journaliste au Monde s’était engagée auprès des couthurain・es : elle ferait un article sur les inondations qui touchent régulièrement le village, dont le territoire est inondable à 100%. La journaliste est connue pour l’intérêt qu’elle porte aux expériences ordinaires de situations extraordinaires. La voilà de rertour en Aquitaine à l’automne : sur son chemin de reportage, elle croise des Gilets Jaunes. Son article raconte finalement l’histoire du rond-point de Marmande, à un jet de pierres de Couthures-sur-Garonne.

Un an après sa promesse faite au Festival International de Journalisme qui se tient dans le village, Florence Aubenas a décidé de faire de ces Gilets Jaunes les premier·es invité·es qui parleraient au public assemblé. Une réussite.

Quand Florence Aubenas participe à une expérience journalistique originale

Le temps du festival, Radio Parleur et Radio Campus France ont de leur côté créé une radio éphémère sur le web et dans la région sur les ondes du 102.2 FM. Parce qu’elle incarne un journalisme exemplaire, nous avons conviée Florence Aubenas à un exercice d’entretien un peu particulier. Elle s’est prêtée au jeu de l’entretien lors d’un atelier retransmis en direct. Cinq débutant・es au micro, Clémence, Emma, Hugo, Régis et Valentin ont pu poser toutes leurs questions, après un temps de préparation avec un journaliste professionnel.

Le conflit syrien, son expérience traumatique d’otage en Irak pendant des mois…. Florence Aubenas parle avec rigueur d’événements auxquels elle sait donner de l’épaisseur. Ainsi, sur les Gilets Jaunes, son récit est juste. “Je me suis arrêtée par curiosité. À l’époque, personne ne comprenait qui étaient ces gens. Des fascistes ? Des gauchistes irrécupérables ? Ou tout simplement des Français ? Pour une journaliste, une telle incertitude, c’est comme un gourmand devant une boulangerie.” Elle a passé plusieurs semaines en compagnie des Gilets Jaunes, le temps  de déjouer les méfiances, avant de publier  “La révolte des ronds-points” dans Le Monde du 15 décembre 2018, en collaboration avec le photographe Edouard Elias. “Les gens ont découvert que s’ils n’arrivaient pas à boucler leurs fins de mois, ce n’est pas qu’ils étaient mauvais en calcul. Ils ont compris que leur voisin aussi, puis qu’il s’agissait d’un échec collectif.

Tout l’été, retrouvez les meilleurs moments de l’expérience journalistique et radiophonique de Couthures-sur-Radio, et les rediffusions des podcasts qui ont marqué l’année de Radio Parleur.

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