L’hebdo Parleur : 15 minutes pour se mettre à jour sur l’actualité des luttes sociales en France. Cette semaine, on cherche à savoir à quoi servent les manifs ? Avec Philippe Poutou et Gilles Lambersand, syndicalistes à l’usine Ford de Blanquefort, les femmes de chambre de l’hôtel de luxe Hyatt de la place Vendôme, les cyclistes écolos d’Alternatiba, et Dominique Andolfatto, politologue spécialiste des syndicats.

Les femmes de chambre de l’hôtel Hyatt ne manifestent pas souvent. Le feraient-elle si cela ne servait à rien ? Pour le spécialiste des syndicats Dominique Andolfatto « les manifestations sont des moments rituels où l’on se compte, qui permettent aussi au mouvement social de se consolider. »

On était pourtant bien tentés de remettre en question ce sempiternel mode d’expression des luttes sociales, au regard des milliers de personnes venues marcher à Paris juste après la démission de Nicolas Hulot. Un défilé un peu plan-plan, à milles lieues de l’arrivée du tour Alternatiba à Bayonne les 7 et 8 octobre. Sous la pluie, certes, mais dans une joie et un enthousiasme contagieux, qui donne l’impression de pouvoir soulever des montagnes. Pour le mouvement écologiste, la joie est le meilleur outil pour atteindre la masse critique qui permettra des actions politiques de grande ampleur.

En parlant de grande ampleur, mardi 9 octobre, une nouvelle manifestation interprofessionnelle et intersyndicale a battu le pavé. Pour faire peur au gouvernement ? En France, des centaines de rassemblements ont été plutôt bien suivis, sauf dans certaines régions, comme en Occitanie. Au-delà des chiffres, à quoi servent encore ces mobilisations dans la rue ? La rédaction de Radio Parleur a tenté de répondre à cette épineuse question dans l’émission mensuelle de Radio Parleur, en direct sur Radio Campus Paris.

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