Fin 2019, les manifestations de « l’Estallido Social » secouaient le Chili. 3 ans plus tard, la colère a abouti sur un mouvement politique inédit avec l’élection de Gabriel Boric et la création d’une assemblée constituante qui doit remplacer le texte actuel rédigé sous la dictature. Le nouveau gouvernement de gauche, limité par l’héritage de Pinochet, place beaucoup d’espoirs dans cette nouvelle constitution qui sera votée le 4 septembre prochain. Pour notre dernière émission de la saison, l’Actu des Luttes vous propose un podcast exclusif en 2 épisodes. Un voyage, à l’autre bout du monde, pour chercher de la force et de l’espoir pour les mois à venir

Des manifestations en réponse à l’augmentation du prix des services publics au Chili appelées Estallido Social, traversent le pays en 2019 et débouchent sur une remise en cause de la Constitution héritée d’Augusto Pinochet. Une Assemblée Constituante est alors mise sur pied pour réécrire cette Constitution. Quant à l’élection présidentielle de 2021, elle se retrouve enracinée dans ce contexte de crise sociale. Le pays est mis sur le devant de la scène dans la presse internationale par le duel du second tour entre le candidat de l’extrême droite José Antonio Kast et celui de la gauche de rupture Gabriel Boric. La victoire de la gauche va alors porter tous les espoirs des mouvements de luttes sociales.

Un nouveau gouvernement pour transformer la société

Le nouveau gouvernement de Gabriel Boric se retrouve à mener de front des combats politiques sur le réinvestissement dans le système éducatif chilien, la nationalisation d’entreprises essentielles à l’économie chilienne, le combat pour l’égalité homme-femme ou encore l’écologie. Pourtant il est critiqué à sa gauche par des militants sur des lois qu’il aurait voté comme la « loi anti-barricade”. Le gouvernement tente donc de faire ce qu’il peut dans la limite de la Constitution. Finalement, les yeux sont tournés vers le référendum à venir, comme l’explique le député du parti présidentiel Gonzalo Winter : “L’ objectif principal de ce gouvernement est de mettre en place la constitution”.


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L’Assemblée Constituante est composée d’une représentation politique très large avec différents partis. Cette Assemblée donne « une légitimité que n’avait pas celle de 1989 », selon Amaya Alvez Constituyente, districte 20 du partie Revolution Democratique. Le 4 septembre prochain cette nouvelle constitution chilienne sera soumise au vote des citoyens et citoyennes. Un moment charnière dans l’histoire du pays et un exemple pour tout les mouvements sociaux à travers le monde.

Un épisode de l’Actu des Luttes présenté et coordonné par Martin Bodrero. Reportage, au Chili, de Pascal Filippi. Montage : Thomas Hiahiani. Remerciements tout particulier à Tamara Köhler pour son soutien.

Identité sonore Actu des Luttes : Etienne Gratianette (musique/création) et Elin Casse, Antoine Atthalin, Romane Salahun (voix). Photographie de une : Manifestation pour une nouvelle constitution à Santiago le 2 mars 2020 par Gonzalo Mondoza via wikimedia commons

 

 

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