Le 18 octobre 2019 au Chili, surgit « l’estallido », l’explosion. Une mobilisation contre l’augmentation des prix de services publics, en particulier les transports. Rapidement, la révolte s’étend à tout le Chili et, pour beaucoup, ressemble déjà à une révolution. Si la pandémie a mis un coup d’arrêt aux manifestations, le peuple chilien a brisé le cours normal des choses. Un virage culturel et citoyen retracé dans la série documentaire Chile Desperto.

 Épisode 1: No Fueron 30 Pesos

Dès le 14 octobre, les lycéen·nes chilien·nes fraudent le métro pour protester contre l’augmentation du prix du ticket, déclenchant une révolte populaire d’ampleur. Bientôt, le slogan devient : « Ce n’est pas pour les 30 pesos d’augmentation que l’on manifeste, mais contre 30 années d’abus fondamentaux !« . Depuis 30 ans, le néolibéralisme a détruit méthodiquement les communs et les services publics dans le pays. 

Malgré une répression féroce, le peuple chilien occupe les rues et les places, s’émancipe et se transforme à travers la lutte. C’est la chute de tout un système qui est désormais réclamée à travers cette révolte du Chili.

Sur le même thème : écoutez notre reportage dans les manifestations d’octobre 2019 au Chili, « Ils nous ont tous volé même la peur »

Une révolte du Chili aux revendications multiples

Le peuple chilien dénonce les privations dont il souffre et porte des revendications multiples. Ainsi, les manifestant·es réclament l’abandon de l’Administradora de Fondos de Pensiones. Ce fonds privé gère les comptes individuels par capitalisation dans le système des retraites chilien. Les revendications s’étendent rapidement au changement du modèle éducatif et à l’évolution d’un système de santé jugé inique.

Au fil des semaines, le thème de l’écologie s’invite dans les débats. Les sécheresses terribles que subit le pays sont dénoncées comme des pillages de la part des grandes entreprises agricoles et forestières. La prise de conscience politique des chiliens s’étend à tout un modèle de société qu’il s’agit de renverser.

Un reportage réalisé par Melaine Fanouillère. Mixage : Pierre Furet et Melaine Fanouillère.

Doublage (dans l’ordre): Juliette Bessou, Hélène Frémond, Matthieu Jégo, Melaine Fanouillère, Pierre Furet, Marie Kempfer, Lucie Adde, Marie Waterlot, Marie Delépine, Loïc Pinto, Axelle Denis, Pierre Goupil.

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