La dernière série documentaire réalisée par Basta! et Radio parleur s’intéresse à nos centrales nucléaires. Elle nous entraîne au cœur de ces installations gigantesques, aux côtés des travailleur·ses qui s’activent, chaque jour, pour produire notre électricité.


Les centrales françaises et les matériaux qui les composent vieillissent. Sur 56 réacteurs en activité, 11 ont dépassé les 40 ans, 24 les 35 ans. Quelle surveillance et quelles interventions ce vieillissement rend-il nécessaires pour garantir la sûreté ? D’autre part, trois sites sont actuellement à l’étude pour la construction de six nouveaux réacteurs EPR : en Seine-Maritime (Penly), dans les Hauts-de-France (Gravelines) et dans la vallée du Rhône (Tricastin ou Bugey).

Dans chaque centrale, ils sont environ un millier, parfois plus, à œuvrer en permanence ou à intervenir régulièrement pour s’assurer que les réacteurs tournent, sans s’emballer. « Pilotes » en salle de commande, ingénieur·es et employé·es d’EDF, sous-traitants spécialistes de la radioprotection, « jumpers » pour les interventions à risque dans les zones radioactives, ou encore décontamineurs…

Plusieurs d’entre elles et eux ont accepté de témoigner. Quel que soit leur poste, ils sont inquiets. Leur « machine » comme ils la nomment affectueusement, ils la trouvent « vraiment bien conçue ». Mais, faute d’entretien, elle s’abîme. Quant aux compétences, elles s’amenuisent alors qu’une génération de travailleurs du nucléaire s’en va, et que la sous-traitance en cascade se multiplie. Les collectifs de travail s’affaiblissent, alors qu’ils sont si importants pour accomplir un travail de qualité.

Les travailleurs ne sont pas les seuls à être soucieux·ses. Ainsi, des expert·es dressent les mêmes constats. Tous et toutes déplorent que nos décideur·ses politiques soient complètement déconnecté·es des difficultés du travail dans les centrales nucléaires. Tellement déconnectés que notre président de la République annonce qu’il va relancer la filière nucléaire, sans que l’on sache vraiment comment il compte s’y prendre. Mais, jusqu’ici, tout va bien …

Pour aller plus loin : 

Production, prise de son et montage: Nolwenn Weiler. Co-production et enregistrement des voix : Tristan Goldbronn. Réalisation : Adel Ittel El Madani. Visuel de Une : Nathalie Quiroga. Identité sonore Actu des Luttes : Etienne Gratianette (musique/création) et Elin Casse, Antoine Atthalin, Romane Salahun (voix)

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