Depuis la mi-mai, les lieux de culture rouvrent peu à peu et, avec le retour des spectacles, les intermittent‧es en lutte ont été prié‧es d’aller voir ailleurs. Après avoir compté une centaine d’occupations, le mouvement a quitté la plupart des théâtres et tente aujourd’hui de se réinventer. Dans ce nouvel épisode de Penser Les Luttes, on vous propose de retrouver l’énergie de ces occupations. Portraits d’intermittent‧es, témoignages d’occupant‧es pour ne pas oublier que le retour du spectacle ne peux pas se faire « sur des cendres et des gens dévastés »


Intervenant‧e‧s  :

  • Thomas Jolly, directeur du centre dramatique national le Quai à Angers
  • Cécile, régisseuse lumière en Bretagne
  • Les occupant‧es de la comédie de Clermont Ferrand au micro de Radio Campus Clermont-Ferrand

« Le printemps est inexorable » : la phrase est du poète chilien Pablo Néruda. Partout en France, elle s’affiche encore sur de nombreux lieux de culture occupés ou encore fermés à cause de la pandémie. En lettres noires sur de grandes bâches blanches. Elle est censée symboliser le soutien des élu‧es locaux aux mouvements d’occupations des théâtres et de lutte pour les droits des plus précaires.

Malheureusement si le printemps est bien inexorable, l’été l’est tout autant. Avec la réouverture même partielle des espaces culturels, les occupant‧es ont été prié‧es d’aller voir ailleurs. The show must go on, et peut importe que celles et ceux qui travaillent à faire exister ces spectacles vivent, plus que jamais, dans la précarité et la crainte du lendemain.


Sur le même thème : écoutez notre précédent épisode « Dans les théâtres occupés, le combat des précaires »


Plusieurs échéances menacent l’avenir immédiat des intermittent‧es et précaires. Dès le 1er juillet, la réforme de l’assurance chômage va s’appliquer et léser plusieurs dizaines de milliers de précaire. L’année blanche a été prolongé au 31 décembre prochain mais le retour très progressif des spectacles risque d’empêcher de nombreux‧ses intermittent‧es d’atteindre un nombre d’heures suffisant pour renouveler leur statut. Face à ces incertitudes, le mouvement social s’essouffle, et les occupations quittent peu à peu les théâtres. Mais durant ces mois d’occupations, des rencontres, des ponts, des connexions se sont créés. C’est cette énergie que l’on vous propose de retrouver aujourd’hui dans cet épisode un peu spécial.

Une émission présentée par Martin Bodrero. Reportages : Morgane Moal, Sophie Peroy-Gay et Radio Campus Clermont. Réalisation : Martin Bodrero.

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