Selon la ministre de l’enseignement supérieur Frédérique Vidal, un mal « gangrène l’université », pour lequel elle exige une enquête du CNRS. Son nom : l’islamo-gauchisme. Un terme qui désignerait la complaisance « de la gauche » envers les thèses « racialistes, et même islamistes ». Avec Kaoutar Harchi, Gilles Martinet et Julie Pagis, il s’agit de réfléchir à l’offensive intellectuelle que mène le gouvernement contre les sciences sociales.

Nos invité‧es :

  • Kaoutar Harchi, sociologue à l’université Sorbonne Nouvelle, elle travaille sur la littérature algérienne. Elle est l’autrice de Je n’ai qu’une langue et ce n’est pas la mienne aux éditions Fayard. Elle a aussi contribué à l’ouvrage Racisme de France et à la revue féministe La Déferlante
  • Julie Pagis est chercheuse en sociologie politique au CNRS, spécialiste des trajectoires militantes
  • Gilles Martinet est géographe, attaché temporaire d’enseignement et de recherche à l’IUT Sénart-Fontainebleau

Julie Pagis et Gilles Martinet sont membre du collectif Université Ouverte qui demande la démission de la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche Frédérique Vidal.


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Cette semaine dans votre podcast Penser Les Luttes, nous décortiquons ce terme d’islamo-gauchisme. Comment le définir ? Est-ce une insulte politique ? De quoi le terme est-il le fer de lance ? Il s’agit d’examiner l’offensive que mène le gouvernement contre une partie des sciences sociales à l’université. Enfin, Kaoutar Harchi, Gilles Martinet et Julie Pagis réfléchissent ensemble à la façon de contrecarrer cette offensive. L’idée est de proposer une autre manière de penser l’avenir de la recherche en sciences sociales à l’université.

Alors qui peut décider ce que l’on a le droit de rechercher ou pas à l’université ? Le but de cet épisode : dépasser les accusations pour comprendre ce qui est en jeu et pourrait influencer durablement l’avenir de la recherche dans notre pays.

Une émission présentée par Martin Bodrero. Production : Sophie Peroy-Gay et Noémie Gloor. Réalisation : Martin Bodrero.

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