Elle ferme bientôt ses portes numériques. La pétition en ligne contre la privatisation d’Aéroports de Paris est encore ouverte jusqu’au 12 mars. Plus d’un million de personnes ont déjà signé. Victoire de l’engagement, mais défaite sur le fond : il manque près de 4 millions de signatures pour qu’un référendum contre la privation d’ADP soit déclenché. Radio Parleur pose donc la question qui ne sera pas posée aux Français・e・s : les aéroports doivent-ils rester publics ?

Pour lancer la procédure, 248 parlementaires de gauche et de droite se réunissent pour une belle photo de famille. En avril 2019, réunir les 4,7 millions de signatures semble loin, mais pas impossible à atteindre. Il faut en effet réunir 10% de l’électorat pour déclencher un RIP, un référendum d’initiative citoyenne. Seulement, le site mis en place par le ministère fait son difficile. Les cases à remplir n’ont aucune souplesse sur l’écriture des patronymes et obligent, à la moindre erreur, à tout recommencer. Les bases de données des communes ne sont pas à jour… Les parlementaires n’ont pas le droit d’utiliser leurs moyens pour faire la promotion du référendum contre la privatisation d’ADP (Aéroports de Paris), et aucun spot n’est diffusé, ni à la radio, ni sur la télévision publique pour en informer les citoyens.

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Le mardi 25 février, le collectif contre la privatisation d’Aéroports de Paris organisait donc une action devant la Maison de la Radio pour interpeller les journalistes sur ce silence, et les enjeux de la privatisation de l’un des « bijoux de famille » de l’État Français.

Nos invité・e・s :

  • Pierre Laurent, sénateur communiste de Paris
  • Christine Perney, membre du collectif contre la privatisation d’ADP
  • Nathalie Coutinet, économiste, membre des Économistes aterrés
  • Daniel Bertone, secrétaire général de la CGT ADP

Une émission produite et animée par Martin Bodrero et Violette Voldoire. Photo de Une : Violette Voldoire pour Radio Parleur.

 

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