Quelles relations entre journalistes et Gilets jaunes ? Mardi 11 novembre 2019, les protagonistes directement concerné·e·s débattaient dans la cadre d’une table ronde, organisée par le SNJ Bretagne, en partenariat avec le média étudiant Report Ouest. Sur Radio Parleur écoutez la seconde partie de cette soirée.

 

En seconde partie de la soirée, ce sont les nouveaux médias dit alternatifs qui sont arrivés dans le débat. La place des réseaux sociaux a été évoqué en début de discussion. Autour de la table, se confrontent les discours sur journalisme indépendant et le journalisme des médias dit main stream. Pour Olivier Scaglia, journaliste au Télégrame à Quimper, il n’est pas question d’ignorer les médias alternatifs : « On était dans un modèle jusqu’au début des années 2000, où un média parlait à la masse. C’était le 4e pouvoir. Les autres en face, n’avaient pas ou peu la parole. Il y a des nouvelles technologies de l’information et de la communication, qu’on appelle internet, réseaux sociaux etc, qui ont complètement renversé le truc. »

Justement, Maxime Nicolle, figure des Gilets jaunes et chroniqueur à Quartier Génénral, explique qu’internet au sein de ce mouvement a permis au gens qui ne se connaissant pas de se rencontrer. « Ça a permis de mettre en place des actions, ça a un côté positif, annonce-t-il. Le côté négatif c’est que ça permets aussi aux renseignements généraux ou territoriaux de voir ce qu’il se passe ».

De la précarité de l’indépendance

Au cours de cet échange, Le photojournaliste indépendant Gaël Cloarec s’est exprimé sur la précarité de l’indépendance et des conséquences qu’elle peut aussi amener. Il raconte : « Lorsque je vends un image des Gilets jaunes sur internet, ça me rapporte entre 20 centimes et 2 euros. C’est le journalisme indépendant à l’heure d’aujourd’hui. Le samedi les CRS ne me confondent absolument pas entre vous et quelqu’un d’autre. »

Les intervenant·e·s de la seconde partie de la conférence :

– Dominique Pradalié, animatrice de la table ronde. Porte parole du SNJ et secrétaire générale du syndicat. Ancienne rédactrice en cheffe à France 2.

– Maxime Nicolle, Gilet jaune et chroniqueur à Quartier Général.

– Yohan Pavec, co-fondateur et journaliste au journal local indépendant le Canard Réfractaire.

– Olivier Scaglia, journaliste au journal local Le Télégramme, à la rédaction de Quimper.

– Interventions du sociologue Nikos Smyrnaios, qui n’a pas pu être présent à la table ronde disponibles sur Youtube.

Prise de son Sylvain Ernaut ; réalisation sonore Malika Barbot ; photo de Une Nicolas Mayart.

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