« Procès monstre », « procès historique », le 6 mai 2019 s’ouvrait le procès France Télécom au tribunal correctionnel de Paris. En quoi ce procès pour « harcèlement moral » organisé est exceptionnel ? Quel recours ont les salarié.es et indépendant.es face à une « maltraitance organisationnelle » ? Les rédactions de Radio Parleur et de Bastamag se sont réunies pour plonger au cœur de cette affaire pour une émission spéciale, première d’une série de trois émissions.

« Sans précédent », « inouï », « hors normes ». Ce sont les mots de Cécile Louis-Loyant, présidente du tribunal correctionnel de Paris, qui ouvrent le 6 mai 2019 un procès à part : celui de France Télécom et de sept de ses anciens dirigeants, en poste entre 2008 et 2011, à l’époque où 39 employé.es se sont donnés la mort. Le procès « de la pensée managériale ». Les invité.es de l’émission le reconnaissent : le procès France Télécom est inédit par sa forme et son fond. Deux mois et demi de procès, une quarantaine de journées d’audience, 10 ans d’instruction, 167 parties civiles constituées… du jamais vu pour un procès jugeant 7 anciens dirigeants et l’entreprise en tant que personne morale pour « harcèlement moral » ou « complicité de harcèlement moral ». Les différents témoignages des proches des suicidé.es et ex-salarié.es de l’entreprise succèdent à l’affichage de stratégies managériales, chiffres et autres organigrammes en salle d’audience. Ce procès historique met le monde du travail sur le devant de la scène. L’occasion de se questionner sur les recours qu’ont les salari.ées et indépendant.es dans des situations de « maltraitance organisationnelle ». Vers qui se tourner ? Les collègues, les syndicats, les médecins du travail ? Comment sortir d’une culpabilité personnelle pour dénoncer un système ? Nos invité.es nous apportent des éléments de réponses.

Nos invité.es :

  • Première partie :

– Pascal Vitte, syndicaliste, membre de la commission santé et conditions de travail de Solidaires

– Rachel Saada, avocate membre du syndicat des avocats de France (SAF)

– Erwan Manac’h, journaliste de l’hebdomadaire Politis

  • Seconde Partie:

Marie Pascual, médecin du travail

– Nicolas Spire, sociologue du travail, expert auprès des CHSCT

– Frédéric Amiel, chercheur, ancien responsable de la mobilisation sur le climat à Greenpeace, ayant connu une situation de souffrance au travail en 2015

 

Une émission présentée par Martin Bodrero, avec Nolwenn Weiler. Réalisation : Etienne Gratiannette. Chronique : Prisca Da Costa. Production : Nolwenn Weiler, Romane Salahun, Tristan Goldbronn.

A SUIVRE : Bastamag et Radio Parleur vous proposent une deuxième émission le mercredi 26 juin à 19h et une troisième émission le 12 juillet autour du procès historique de France Télécom.

1 COMMENT

  1. La souffrance au travail ! chez France-telecom , oh incroyable ou plutot improbable pendant si longtemps les employés ont fait ce qu’ils voulaient quand ils voulaient sans que ça n’est de conséquence et vu le peu qu’ils fesaient , leurs prétendus souffrance n’est que du barratin ou alors ce sont vraiment de petites nature et d’ailleurs quoi de plus normal que le responsable rale , remette en place les mauvais éléments , les feignants et fasse tout ce qui est son pouvoir pour que l’entreprise soit rentable , gagne de l’argent , des clients et qu’ils soient les meilleurs dans leur domaine , ah mais c’est vrai qu’avec les fonctionnaires pur eux ils se fichent de ça , pour eux seuls leurs avantages compte . Du coup ces prétendus suicide du aux responsables sont improbables , enfin en tout cas comme seul cause , mais pour les familles ça rend le suicide de leurs proches plus acceptable et bien sur profitable , surtout que s’ils étaient si désespérés que çadans leurs travail , ils n’avaient qu’a partir changer de taf ,car on se suicide pas pour une seul raison , on se suicide pour de multiples causes , ces procés ne sont que de la poudre aux yeux et de très mauvais augure pour le monde du travail …

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