Face à l’afflux des passages de la frontière, une solidarité montagnarde s’est installée dans le Briançonnais. Le but ? Secourir les migrants en difficulté. Radio Parleur vous propose une série de cinq reportages dédiés au passage des migrants à travers les Hautes-Alpes. Dans ce dernier épisode, un collectif de militant.es a ouvert un squat près de Briançon pour y accueillir des migrants demandeurs d’asile.

« Vous avez pris contact avec Chez Marcel ? C’est un squat, il faut que vous les rencontriez… Eux, c’est très politique » sourit Vincent, un bénévole de l’association Tous Migrants. Dans le Briançonnais comme ailleurs, certain.es refusent de politiser la question des migrant.es. Pas étonnant donc, que les habitant-es de Chez Marcel se trainent une petite réputation de radicaux dans la vallée. « Si une action hors du cadre ou une manif sauvage a lieu à Briançon : c’est de nous que ça vient. Et c’est un peu clair pour tout le monde » s’amuse Laura, 21 ans. Engagée aux côtés des migrants, la jeune femme participe au squat Chez Marcel.

squat migrants
Depuis l’été 2017, le collectif des occupant-es a rénové la maison à l’abandon afin d’y accueillir des demandeurs d’asile. Crédit : Tristan Goldbronn pour Radio Parleur.

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« Ici personne n’est propriétaire, c’est un lieu de vie qui appartient à tout le monde »

« Ce lieu, à la base, on l’a ouvert pour palier à la fermeture probable du Centre d’Accueil Orientation de Briançon. Une douzaine de Soudanais y étaient hébergés. On voulait surtout éviter qu’ils se retrouvent à la rue » précise Laura. A présent, les premiers occupant·e·s sont partis. Ils ne restent d’eux et des débuts des travaux que quelques photos épinglées sur un mur de la cuisine.

Mais le squat de Chez Marcel perdure et ne désemplit que rarement, car les migrants continuent d’affluer par centaines à Briançon depuis le blocage de la vallée de la Roya, dans les Alpes maritimes. Une sorte de seconde vie pour cette maison à l’abandon et rebaptisée « Chez Marcel » : en mémoire de l’ancien propriétaire, Marcel Amphoux.

Reportage : Octave Broutard et Tristan Goldbronn. Photo de Une : Tristan Goldbronn pour Radio Parleur

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