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Chroniquer la violence judiciaire : entretien avec La Sellette

 Comment penser avec conséquence l’injustice pénitentiaire, son histoire, ses outils ? Avec Jonathan Delisle et Marie Laigle, auteur.es de l’ouvrage Sur la sellette, Chroniques de comparutions immédiates, nous revenons sur les origines politiques de ces procédures de jugement accéléré qui semblent être au cœur de la violence judiciaire passée et actuelle.

Le 1er mai dernier, la France marque un nouveau record de détenus , 73 162 personnes enfermées dans les prisons françaises. D’après l’OIP, c’est la quatrième fois en sept mois que ce record explose. La surpopulation des prisons est donc exponentielle. La Cour Européenne des Droits de l’Homme a condamné plusieurs fois l’État français pour sa gestion pénitentiaire maltraitante. Malgré cela, sa position reste inchangée : il suffirait de construire toujours plus de prison.

Les chroniques, les témoignages et les retours historiques publiés par Marie et Jonathan permettent de questionner les coulisses politiques de ce surpeuplement. Par leur travail, iels rendent nettement compte des rapports de pouvoir violemment reproduit au sein de la machine judiciaire.

Reproduire et préserver un ordre social

Les comparutions immédiates sont historiquement pensées pour fluidifier l’action judiciaire. Elle constitue une sorte de justice au rabais, où les trajectoires semblent mécaniquement pré-écrite. Dans cet entretien, les invité.es reviennent sur le traitement des personnes sans-papiers, des victimes de violences conjugales et des précarités sociales de manière générale. Tout autant de situations documentées par ladite «l’enquête sociale» qui transforme les contextes sociaux en critères incriminants.

« La justice peut se permettre de ne pas regarder en face, le racisme et le classisme de ses actions car elle se cache derrière ses garanties de représentation » Marie Laigle.

Un entretien mené par Kaïna Benbetka.

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