Il est des livres qui ouvrent des portes, qui permettent aux lecteur·ices de lever le voile opaque que tendent celles et ceux qui s’enrichissent sur notre ignorance. Pandémies, une production industrielle est de ceux-la. Une enquête qui pointe la responsabilité de l’élevage industriel dans l’apparition de nouveaux virus et le rôle de la « biosécurité ». Entretien avec Lucile Leclair, journaliste et autrice de l’ouvrage.

Présentation du livre par son éditeur

L’élevage industriel est devenu une source majeure des pandémies. Sous son règne, toute nouvelle souche virulente trouve maintenant des conditions écologiques optimales pour se répandre à travers la planète. Mais au lieu d’attaquer le problème à sa source en réduisant l’industrie de l’élevage, les États ajoutent du grain au moulin à microbes : la « biosécurité » ne met ni les animaux ni les humains hors de danger, mais accroît au contraire les menaces en renforçant encore l’industrialisation de l’élevage. Les criminels sont récompensés ! Le système sert les intérêts des multinationales au détriment des petits producteurs et paysans – et de notre santé.


Sur le même thème : notre entretien avec Hélène Soubelet,  Directrice de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité.


Cette enquête rigoureuse est l’oeuvre de Lucile Leclair. Journaliste, elle a travaillé au quotidien la Voix Du Nord. Elle est aussi la co-autrice d’un premier livre Néo-Paysans co-écrit avec Gaspard d’Allens et publié en 2016 dans la collection Seuil-Reporterre. Ce nouvel ouvrage consacré à l’élevage industriel et à la « biosécurité » révèle les dangers sanitaires que fait peser sur la société la viande industrielle. Elle montre aussi que des solutions existent, qui supposent une politique agricole différente, et une modification de nos habitudes alimentaires.

Un entretien réalisé par Martin Bodrero. Photographie de Une : Roee Shpernik sous licence Creative Commons.

Répondre

Please enter your comment!
Please enter your name here