Le 20 septembre 2019, la Parisienne Libérée publait son premier livre, Le nucléaire, c’est fini, aux éditions La Fabrique. Un ouvrage enrichi par différents genres littéraires pour défendre un idée : le nucléaire est une énergie du passé. Radio Parleur a rencontré l’autrice.

La Parisienne Libérée, c’est un duo, avec pour personne publique Fleur, que l’on entend dans l’entretien. Elle prend pour habitude de s’exprimer sous forme de chroniques humoristiques, où elle s’empare de sujets en lien avec l’actualité écologique. Elle tient notamment une chronique pour notre partenaire Basta ! « la météo du nucléaire ». Elle y explique des « mini » scandales sanitaires, usant de second degré.

Un livre protéiforme

Le nucléaire, c’est fini est un livre qui navigue entre différents genres. Il empreinte à l’essai, au récit historique, épistolaire, autobiographique, au pamphlet, et à la poésie afin de construire un discours répondant à la question: pourquoi le nucléaire n’est-il pas une énergie d’avenir?

Le livre s’ouvre par la forme argumentative afin de convaincre son lecteur du propos à venir, tout en affirmant une position militante antinucléaire. La Parisienne libérée avance ici des arguments clairs qui déconstruisent la communication étatique d’EDF. Pour elle, c’est « un sujet sur lequel on ne peut avoir aucun autre imaginaire que celui de la propagande, un sujet sur lequel on est politiquement complètement démunis. »

A écouter, également aux éditions La Fabrique : Françoise Vergès, « Pour un féminisme décolonial »

La Parisienne Libérée, humoriste et auteur. Photographie : La parisienne libérée.
La Parisienne Libérée, humoriste et autrice de l’ouvrage « le nucléaire c’est fini ». Photographie : La parisienne libérée.

Elle se rapproche de l’essai en proposant de nouveaux concepts, de nouvelles manières de voir et de comprendre cette énergie sans adopter celles imposées par le pouvoir nucléaire. Elle suggère notamment de ne plus penser le nucléaire en terme de risques mais davantage sous l’angle du danger, ce qui permettrait de pouvoir lutter contre la menace, grave, sans la diluer dans un futur flou.

La forme du récit, quant à elle, prend une place importante dans l’ouvrage, à la fois autobiographique, historique et épistolaire. Elle témoigne de son histoire personnelle, son lien avec le nucléaire, et l’expérience du silence autour de ce sujet. A cela s’ajoute un récit historique qui donne des clés sur la façon dont certaines luttes ont pu contrer l’installation de centrales. La poésie quant à elle, parsème le livre, liant formes et idées. Une composition qui permet au lecteur d’appréhender une réalité sur son territoire. 

 

Un entretien réalisé par Julie Maréchal. Photographie de Une : Jean-Pierre Swirko (Creative Commons).

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